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TECHNICIEN THERMICIEN Les crises successives du pétrole ont révélé toute l'importance de la thermique : auparavant les entreprises industrielles étaient dévoreuses d'énergie et les logements mal isolés. Peu importait, l'énergie n'était pas chère. Après 1973, la plupart des entreprises industrielles ont cherché à réduire leur consommation en développant des systèmes de récupération de chaleur, en investissant dans des installations plus sobres et pourvues de systèmes de contrôle et de régulation. Dans le bâtiment, la recherche du confort lié à l'optimisation des coûts a également fait la part belle à l'industrie thermique. Enfin les consommateurs et les gouvernants à l'échelon national ou des collectivités territoriales se sont préoccupés des effets de la production d'énergie et de chaleur sur l'environnement. Rien d'étonnant, dans ces conditions, à ce que la profession de thermicien soit en pleine évolution, qu'elle se diversifie et s'enrichisse dans le même temps.

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Enseignement scolaire : Salé face à ses maux.


Surpeuplement des classes, chantiers de construction concernant de nouveaux établissements qui traînent, un transport scolaire qui fait défaut…Voilà où le bât blesse.

La situation de l'enseignement scolaire à Salé fait beaucoup jaser. Malgré l'importance des fonds affectés (environ la moitié du budget d'investissement de l'AREF de Rabat-Salé -Zemmour Zaërs), le secteur a du mal à prendre son envol dans cette ville. Le surpeuplement des classes, qui a atteint d'énormes proportions, arrive en tête des préoccupations. Il suffit pour s'en rendre compte de savoir que Salé totalise 45% de l'effectif global des élèves de la région, soit environ 240.000 élèves. Des classes abritant 50 élèves, voire plus, sont devenues légion partout dans la ville, ce qui lui vaut le deuxième rang au niveau national en termes de surpeuplement des classes. Evidemment, cela n'est pas sans nuire au rendement et des élèves et des enseignants.

Tirer au clair ces dysfonctionnements et autres et proposer des pistes d'actions pour y remédier, voilà l'objectif d'une réunion tenue jeudi 28 octobre à la préfecture de Salé entre la directrice de l'AREF, Tijania Fertat, le gouverneur de Salé, Alami Zbadi, et des élus locaux de la ville. Cette réunion est la première d'une série de rencontres officielles prévues dans les jours à venir dans chacune des quatre délégations relevant de l'AREF de la région. Sans tabous et avec un franc-parler marquant, la directrice a mis sur la table les grands maux de l'enseignement dans cette ville. Outre le surpeuplement des classes, elle a mis l'accent sur les problèmes afférents à l'acquisition foncière en vue de la construction de nouveaux établissements scolaires.
«Cinq projets de construction dotés d'un budget de 17 millions de dirhams sont actuellement bloqués à cause de problèmes fonciers et procéduraux », déplore Mme Fertat. Les conséquences de ce retard sont on ne peut plus fâcheuses.

Les allures d'un calvaire
Dans les quartiers les plus populaires, la rentrée scolaire a ''les allures d'un calvaire''. La croissance démographique et le mouvement migratoire augmentent de manière significative la pression sur les établissements existants. C'est ce qui fait que la moitié des lycées qualifiants de Salé sont surpeuplés, d'après les statistiques de l'académie. Pour résoudre en partie ce problème, le gouverneur de Salé s'est engagé personnellement à accélérer la démarche administrative de telle façon que les travaux de construction de nouvelles écoles puissent démarrer une fois que le dossier légal inscrit dûment dans le cadastre de la commune concernée. Et M. Alami Zbadi d'appeler les investisseurs marocains à mettre la main à la pâte et à faire de la construction d'établissements scolaires une de leurs priorités afin d'alléger le fardeau pesant sur l'AREF et les autorités locales. En attendant, les efforts sont concentrés à présent sur l'extension et la réhabilitation des établissements existants afin d'accompagner la croissance exponentielle de l'effectif des élèves. Un montant d'environ 40 millions de dirhams a été consacré à ces chantiers qui revêtent une importance particulière à Salé. Et pour cause, une grande part des bâtiments scolaires dans la ville sont préfabriqués et leur durée de vie est maintenant dépassée, ce qui met en péril la santé et la sécurité des enseignants et des élèves qui se trouvent dedans.

Pour parler chiffres, 326 salles de cours sont concernées par ce problème. «Salé sans salles de cours préfabriquées », tel est donc le défi que cherche à relever l'AREF de la région en collaboration avec les autorités locales de la ville. Certainement, les opérations de réhabilitation produisent souvent des dégâts collatéraux et gênent les cours, mais c'est en quelque sorte le prix à payer, fait entendre la directrice de l'académie. Le transport scolaire, voilà un sujet épineux qui est revenu en force lors de la réunion. Il s'agit-là, selon la directrice, d'un problème structurel qui met des bâtons dans les roues de la réforme enclenchée à Salé. « La première des choses qui s'imposent, c'est de mettre des taxis et des autocars à la disposition des enseignants habitant dans des douars enclavés afin qu'ils puissent se rendre à l'heure à leurs lieux de travail. Encore une fois, les investisseurs ont un rôle primordial à jouer à cet égard », clame-t-elle.

La rentrée à Salé en chiffres...
Chiffres à l'appui, la directrice de l'AREF de Rabat Salé-Zemmour-Zaërs a présenté un tableau positif concernant la rentrée scolaire de cette année dans la ville de Salé. Elle est placée sous le signe de l'augmentation, et ce sur plusieurs plans. Pour commencer, l'effectif global des élèves a enregistré une croissance de 3,5%, passant de 193.768 à 200.534 élèves.
Le nombre des bénéficiaires de l'initiative ‘'Un million de cartables'' a atteint au titre de la rentrée scolaire 2001-2011 plus de 76.000 élèves, en progression de 5% par rapport à la 2009-2010. La restauration scolaire va bénéficier cette année à 8.410 élèves du cycle primaire et à 91 autres du cycle collégial, soit un taux d'accroissement respectivement de 10 et 42%. De même, le système interne va profiter pour la première fois à 74 élèves de l'enseignement qualifiant. S'agissant de l'infrastructure, 8 nouveaux établissements ont été construits pour cette rentrée scolaire, contre deux pour 2009-2010.


Source"LeMatin".

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