Des pôles de formation et de recherche innovants, un corps professoral d'une renommée internationale et une double diplomation… autant d'atouts qui démarquent le nouvel établissement de la concurrence.
Etendue sur une superficie de 20 hectares au cœur de la Technopolis de Rabat-Salé, l'Université internationale de Rabat (UIR) fait impression par son bâtiment majestueux tout en verre et son architecture moderne. Spécialisée dans divers domaines d'ingénierie, l'UIR dont le projet date de 2005, ouvrira ses portes à partir de la prochaine rentrée universitaire. Pour présenter ce nouvel établissement, ses formations, ses filières et ses débouchés, un point de presse a été organisé le 13 juillet dernier. Noureddine Mouaddib, Président de l'Université internationale de rabat et ex-professeur à l'Université de Nantes en France, affichait la mine des grands jours.
Il ne cachait pas sa satisfaction de la qualité de la formation proposée par son établissement ainsi que de son caractère innovant. Pour commencer, les études vont porter sur des domaines de pointe comme l'aéronautique, le spatial, l'automobile, le naval, le ferroviaire, les énergies renouvelables et les études pétrolières, les TIC, l'architecture et le design ou encore les sciences politiques et relations sociales, plus un pôle de langues, cultures et civilisations. Ces pôles de formation et de recherche innovants sont, selon le Président, un élément d'identification important de l'Université qui va lui permettre de se positionner par rapport à la concurrence. «On veut ouvrir une nouvelle voie dans le secteur de l'enseignement supérieur», déclare M. Mouaddib. Le cursus d'études, quant à lui, emprunte la voie normale et repose sur le système LMD (Licence-Master-Doctorat). Toutes ces filières seront opérationnelles à partir de l'an 2011, date d'installation de l'UIR dans ses nouveaux locaux.
Outre ses pôles de formation et de recherche innovants, le nouvel établissement se démarque par le fait qu'il est le fruit du « premier partenariat public-privé dans le secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche », se félicite son Président. C'est début 2010 que le partenariat avec l'Etat marocain a été officialisé, à travers la signature d'un contrat de développement et d'une convention d'investissement. L'Etat s'engage ainsi à reconnaître les diplômes de l'Université au même titre que les diplômes nationaux. Pour apaiser davantage les esprits, M. Mouaddib tient à souligner que «notre établissement est accrédité par l'Etat. Les décrets qui attestent de cela sortiront avant la fin de l'année civile». D'autre part, un partenariat est noué avec l'Etat français qui a parrainé le projet dès ses débuts, ainsi qu'avec de prestigieuses universités internationales comme Yale, Georgia Tech, l'Université de Nantes ou encore Sciences Po de Grenoble.
En plus, une convention a été signée cette année avec la Mission Laïque Française, portant sur la création de classes préparatoires aux grandes écoles d'ingénieurs auprès de l'Université Internationale de Rabat. Ainsi, les lauréats de l'Université Internationale de Rabat seront pourvus d'une double diplômation, reconnue aussi bien au niveau national qu'international. Aussi, les étudiants au nombre de 200 cette année, seront-ils amenés à faire des séjours d'études à l'étranger durant un à deux semestres par an et ce, « aux frais de l'Université», rassure le Président. Ces séjours qui seront effectués au sein d'établissements universitaires partenaires, sont destinés, d'une part, à doter les étudiants d'un profil international qui facilitera leur insertion dans le marché du travail mondial et, d'autre part, à développer leur savoir-faire et à leur permettre d'approfondir leurs connaissances dans leurs domaines de spécialité.
La vocation internationale de l'UIR se confirme aussi au niveau de son équipe pédagogique composée majoritairement de la diaspora académique marocaine. D'ailleurs, c'est à des enseignants-chercheurs marocains appartenant à des universités françaises et américaines de renom que revient le mérite de fonder l'UIR. « La diaspora académique marocaine vit à l'étranger dans des conditions hyper confortables. Cependant, elle a fait le pas et a choisi de s'engager avec l'Université », fait remarquer M. Mouaddib. C'est là où consiste, d'après lui, la valeur ajoutée du nouvel établissement, à savoir « cette expérience qu'on ramène de l'étranger et qu'on met à la disposition du secteur de l'enseignement supérieur ». Outre le corps professoral, les étudiants sont eux aussi d'horizons divers. Au titre de l'année universitaire 2010-2011, les étudiants originaires de l'Afrique subsaharienne vont représenter 20% à 30% de l'effectif total des étudiants inscrits à l'Université.
Il reste que pour étudier dans le nouvel établissement, il ne faut pas lésiner sur les moyens matériels. Les frais de scolarité annuels ont été fixés à 65.000 dirhams, sans compter les frais totaux d'inscription (3600 dirhams) et ceux de logement (optionnel) dans le campus universitaire qui atteignent 18.000 dirhams. Mais le Président, rassurant toujours, affirme que des bourses seront accordées au titre de cette année universitaire à 20% des étudiants qui bénéficieront ainsi de la gratuité des études. En 2011, ce chiffre atteindra 40%. L'octroi de ces bourses repose à la fois sur « un critère académique, social, familial et financier », précise Cyril Perez, directeur de la communication et des relations entreprises au sein de l'UIR. Le Président, a ,pour sa part, indiqué que l'Université a fait du soutien aux élèves nécessiteux l'un de ses valeurs fondamentales. « Personnellement, je considère que les études doivent être payantes mais équitables.
Autrement dit, on doit venir en aide aux étudiants appartenant à des milieux modestes de façon à leur permettre de passer leur scolarité dans les mêmes conditions que les autres issus de milieux aisés », insiste-t-il. Rendez-vous donc est pris pour octobre prochain, date d'ouverture officielle de l'Université Internationale de Rabat. Un événement qui, à coup sûr, ne passera pas inaperçu.
Chronologie
Le projet de création de l'Université Internationale de Rabat remonte à l'an 2005. A cette date, une étude de faisabilité a été menée, avant que le projet ne soit présenté à l'Université de Nantes. Le projet a été mentionné en 2007 par le Président français Nicolas Sarkozy, lors de son discours devant le Parlement marocain. A la même année, Sa Majesté le Roi a donné ses Hautes Instructions pour que l'UIR soit installée provisoirement à la Technopolis de Rabat-Salé, ce qui s'est fait en 2010.
Cette année a vu la signature du contrat de développement et de la convention d'investissement avec l'Etat marocain, d'un autre avec la Mission Laïque Française pour la mise en place de classes préparatoires et le lancement des travaux de construction du campus universitaire. Lors de la rencontre de haut niveau franco-marocaine du 2 juillet 2010, les premiers ministres marocain et français « ont enregistré avec satisfaction les avancées du projet de l'Université Internationale de Rabat », qualifié de « partenariat public-privé novateur ». L'UIR va ouvrir ses portes à partir d'octobre prochain, avec un effectif total de 200 étudiants. En 2011, l'Université va s'installer définitivement dans de nouveaux locaux. A l'horizon 2015, on ambitionne de hausser l'effectif des étudiants inscrits à 5.000 au moins.
Source"Le Matin".






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