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Quand l’université se met au service du développement humain durable




Conscient du rôle de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans la construction d’une société de savoir, le Maroc n’a eu de cesse d’œuvrer, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, à la promotion de ce secteur, le but étant de réaliser le développement humain escompté et de permettre aux jeunes d’apporter leur concours au progrès économique, social et culturel du pays.
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Le Maroc a ainsi fait de la valorisation du système d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, un des chantiers nationaux prioritaires qui requiert l’adhésion de l’ensemble des composantes de la société avec à leur tête les étudiants dont l’amélioration des conditions d’études demeure une préoccupation constante.

L’intérêt particulier qu’accorde le Royaume à la promotion du système éducatif en général et de l’enseignement supérieur en particulier est illustré par le discours royal du 20 août dans lequel le Souverain a tracé une véritable feuille de route et établi un diagnostic approfondi des priorités de la réforme de l’enseignement au Maroc.

S.M. le Roi a, dans ce sens, souligné que le système de l’éducation doit permettre aux jeunes d’affûter leurs talents, de valoriser leur créativité et de s’épanouir pleinement, «pour qu’ils puissent remplir les obligations de citoyenneté qui sont les leurs, dans un climat de dignité et d’égalité des chances, et pour qu’ils apportent leur concours au développement économique, social et culturel du pays». Le Souverain a ainsi appelé à garantir aux jeunes le droit à un enseignement de qualité, doté d’une forte attractivité et adapté à la vie qui les attend et à mettre en place une stratégie globale qui puisse empêcher la dispersion des jeunes compétences.

La mise en œuvre du processus de réforme en profondeur de ce secteur, tel que prôné par le
Souverain, a ainsi nécessité de revoir les politiques de l’enseignement supérieur dans toutes ses dimensions – gouvernance, financement, qualité, équité, recherche et innovation, carrière universitaire en adéquation avec les besoins du marché du travail – afin de permettre à ce secteur de s’adapter aux changements socio-économiques du pays.

La réussite de ces réformes, dont est tributaire la préparation de nouvelles générations, qualifiées, éduquées et capables de s’investir pleinement dans la dynamique de développement et de progrès démocratique que connaît le Maroc, requiert le développement et l’encouragement de la recherche scientifique, une pertinence des programmes de formation, l’employabilité des diplômés, outre l’accès aux nouvelles technologies de l’information et de la communication et leur généralisation.

Ainsi, une série de mesures ont été adoptées dans ce sens par le gouvernement en vue de réhabiliter l’université marocaine en matière de formation de qualité et de recherche scientifique, parmi ces mesures on cite l’encouragement de l’élément humain et la publication des œuvres des chercheurs, l’actualisation de la stratégie nationale pour la recherche scientifique et technologique et le soutien financier de la recherche de manière à porter la contribution de l’État à hauteur de 1% du PIB.

Le projet de loi de Finances 2013, qui prévoit une augmentation de 9,73% du budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres contribuera, à n’en pas douter, à la réalisation de ces objectifs en prévoyant notamment l’extension et la réhabilitation des infrastructures des établissements universitaires existants, le lancement des travaux de construction de six nouveaux établissements universitaires et de vingt-quatre amphithéâtres supplémentaires
et l’accélération du développement des filières à caractère professionnel dont le nombre devra atteindre 1 160 filières accréditées en 2012-2013. Par ailleurs, le Maroc s’est engagé, sous la conduite éclairée de S.M. le Roi, dans la promotion de la culture de l’évaluation de la qualité de l’enseignement supérieur dans toutes ses spécialités, ce qui s’est manifesté à travers les différentes initiatives visant à créer des pôles universitaires multidisciplinaires dotés d’équipements de dernière génération en vue de développer les performances et la qualité des formations proposées.

L’Université Mohammed VI Polytechnique en cours de construction à Benguerir, dont le Souverain a visité récemment les chantiers, constitue bien l’illustration de cet intérêt royal à encourager la formation de compétences de haut niveau capables d’accompagner le développement du pays.
Cette nouvelle structure, aux côtés du lycée d’excellence implanté dans la même ville, vient enrichir les cursus universitaires au Maroc et offrir une formation de haut niveau, en donnant un nouveau départ à la recherche scientifique dans des domaines clés, notamment les phosphates.

Cet élan de renouveau de l’enseignement supérieur marocain se voit conforté également à Khouribga où le Souverain avait inauguré dans le courant de l’année, l’École nationale des sciences appliquées (ENSA) qui ambitionne de contribuer à la création de 26 entreprises à l’horizon 2016. Dans le cadre de cette dynamique qui intègre la dimension de la régionalisation, le Souverain a procédé à la pose de la première pierre pour la construction d’une cité universitaire à Selouane (province Nador), une nouvelle infrastructure qui permettra de dispenser un enseignement de référence. L’enseignement étant un facteur important de compétitivité économique dans un contexte mondial valorisant de plus en plus la connaissance, le Maroc est aujourd’hui appelé plus que jamais à dispenser à ses jeunes générations une formation professionnelle de haut niveau pour leur permettre de s’adapter à la diversité grandissante des qualifications et aux besoins du marché du travail.
Premier jalon pour le développement de l’offre universitaire dans la province de Nador

Le président de l’Université Mohammed 1er d’Oujda, Abdelaziz Sadok a souligné que le projet de la cité universitaire de Selouane, dont les travaux ont été lancés vendredi par S.M. le Roi Mohammed VI, constituait le premier jalon pour le développement de l’offre universitaire dans la province de Nador. Dans une déclaration à la MAP, M. Sadok a expliqué que ce projet permettra l’amélioration des conditions de travail des étudiants en mettant à leur disposition toutes les commodités d’hébergement, de restauration et de confort nécessaires.
La future cité universitaire de Selouane accordera la priorité aux étudiantes et aura pour principale mission la lutte contre le décrochage universitaire, a-t-il dit.
Outre les espaces d’hébergement, cette structure intégrée sera dotée de restaurants, de terrains de sport et de centres culturels pour répondre aux attentes des étudiants.
Le président de l’Université Mohammed 1er d’Oujda a, en outre, fait état de l’existence d’un projet ambitieux de construction d’un campus universitaire, qui sera aménagé sur une superficie de 23 ha et doté de centres de formation et de recherche scientifique ainsi que d’espaces pour la vie estudiantine.

Source"Lematin".

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