-Un rapport du British Council propose des scenarios de réforme
-Les mécanismes actuels éparpillés, sans vision globale
AU moment où Mohamed Louafa s’attelle à tirer les leçons du Plan d’urgence, achevé en décembre dernier, la question de l’évaluation du système éducatif national est remise sur la table. Surtout que les responsables du département de l’Education nationale concèdent que les mécanismes d’évaluation restent éparpillés et ne permettent pas d’avoir une vue d’ensemble sur l’évolution du système. C’est pour cela que ce département s’est tourné vers l’expérience britannique, en lançant un partenariat avec le British Council, dont l’objectif est de «proposer une conception d’un système intégré d’évaluation dans le cadre de la complémentarité institutionnelle», a souligné Youssef Belkacemi, secrétaire général du ministère. En effet, plusieurs évaluations du système éducatif ont été effectuées par le passé, mais «elles étaient réalisées par des instances externes, notamment des bureaux d’études», a noté Mohamed Benabdelkader, directeur de la coopération internationale au ministère. D’autres institutions nationales avaient également planché sur ce sujet. C’est le cas notamment de l’Instance nationale d’évaluation, relevant du Conseil supérieur d’enseignement, qui avait publié un rapport en 2008. Idem pour le rapport du cinquantenaire qui avait dressé un diagnostic du système d’enseignement au Maroc. Or, «le département de l’Education nationale a besoin de se doter de son propre outil d’auto-évaluation», a affirmé Benabdelkader. Le partenariat avec British Council a permis la réalisation d’un diagnostic des pratiques d’évaluation au Maroc. Un rapport proposant une série de scenarios a été également élaboré. «C’est sur la base de ce document que nous allons décider du modèle le plus approprié à notre système», a-t-il conclu.
Source"leconomiste"






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