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Les enseignants marocains protestent contre les affectations en milieu rural


De nombreux fonctionnaires marocains expliquent que leur affectation dans des régions difficiles d'accès a de lourdes conséquences sur leur vie familiale.
Trente enseignants marocains poursuivent une grève de la faim entamée il y a deux mois pour souligner le problème du regroupement familial et le droit des femmes à travailler près de leur lieu de résidence.
De nombreux fonctionnaires, y compris dans l'éducation et la santé, expliquent qu'il est très difficile de vivre éloignés de leurs familles lorsqu'ils sont affectés dans des régions lointaines.
Imane Jandire, l'un des enseignants en grève depuis le 15 mars, fait partie de ces fonctionnaires qui doivent travailler loin de leurs familles. Mariée depuis onze ans, elle a été envoyée travailler à 150 kilomètres d'Ouarzazate, dans le sud du Maroc, il y a dix ans. Son mari est militaire à Salé, et son fils de huit ans vit aujourd'hui avec sa grand-mère à Beni Mellal.
Jandire pensait que le regroupement familial aurait permis à sa famille d'être réunie au terme de ses quatre ans de service.
"Mes espoirs se sont évaporés", explique-t-elle en larmes. "Aujourd'hui, je ne peux plus vivre dans ces conditions cauchemardesques. Mon mari me met la pression parce qu'il ne supporte pas cette séparation, et mon fils me connaît à peine parce que je n'ai pas été avec lui durant toutes ces années."
D'autres familles connaissent le même sort. Karim Tourani, employé à Rabat, attend depuis huit ans que sa femme, infirmière à Beni Mellal, soit nommée près de chez elle.
"Nous avons deux enfants, âgés de trois et six ans. Je dois vivre avec ma mère pour qu'elle m'aide à les élever, parce que ma femme n'a personne pour s'en occuper pendant qu'elle travaille. J'ai perdu espoir. Notre vie est devenue un enfer", explique-t-il.
Selon un porte-parole du gouvernement, la politique de l'emploi est fondée sur l'égalité entre tous les fonctionnaires, quel que soit leur sexe.
Aucune législation ne précise clairement le droit au regroupement familial, et ce problème ne peut être traité que dans le cadre de la procédure générale de mobilité, explique Mohamed Saad Alami, le ministre de la Modernisation du secteur public.
"La difficulté à traiter cette question tient au fait que la majorité des demandes d'affectation provient des régions souffrant d'une pénurie systématique en ressources humaines", a expliqué Alami au parlement le 23 avril.
"Certains ministères, à commencer par ceux de l'éducation et de la santé, ont adopté plusieurs années de procédures transparentes et équitables, mises en œuvre avec la participation des partenaires sociaux pour créer une gestion collective des affectations de personnels", a-t-il ajouté.
Seul l'Article 64 du statut général de la fonction publique mentionne cette question, ajoute-t-il. Cet article stipule que les affectations doivent prendre en compte les demandes des personnels et leur situation familiale.
Me Mehdi Abdesselam met en garde contre le fait qu'autoriser les fonctionnaires à rejeter les nominations sur la base de préoccupations familiales aurait pour conséquence "le refus de nombreuses demandes".
Pour Ahmed Oualla, un enseignant, les femmes ne doivent pas être traitées différemment lorsqu'elles sont fonctionnaires.
"Les femmes entrent dans la fonction publique sur un pied d'égalité avec les hommes", a-t-il expliqué. "Elles ne peuvent faire l'objet d'un traitement spécial, parce que les hommes souffrent eux aussi d'être éloignés de leurs familles qui habitent en ville."
La sociologue Samira Kassimi a expliqué que cette situation pourrait bien décourager de nombreuses jeunes femmes d'entrer dans l'enseignement ou dans les professions de santé par crainte d'être nommées loin de leur famille.

 

Commentaires

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Jomar (Rbxyymetgjxecswmdnr) a écrit:
a mi humilde onoipin no creo que todos jovenes o estudiantes en especial en Mexico tengan el acceso a las TIC. Ya que estadisticamente tenemos mas del 50 por ciento de pobreza y extrema pobreza. ahora bien, considero que laboralmente y profesionalmente es necesario el aprendizaje por medio de las TIC pero sin perder la busqueda rustica de informacion en bibliotecas o compra de libros, etc.. concuerdo con la Dra. Ana en la interaccion de las tecnologia entre alumnos y docentes e irla aplicando en el ambito estudiantil y laboral. saludos Dra. Ana.
1st August 2012 6:34am
Page 1 de 1  (1 commentaire)

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