L'ouverture sur son environnement socioéconomique et l'établissement de liens étroits entre la formation et le marché de l'emploi sont désormais au cœur des préoccupations de l'université Ibn Tofail de Kénitra.
Une cérémonie ayant eu lieu au siège de l'université illustre bien cette orientation. Elle concerne des candidats ayant réussi une formation qualifiante pour devenir des téléopérateurs. A cet égard, l'université Ibn Tofaïl, en partenariat avec l'ANAPEC (Agence nationale pour la promotion de l'emploi et des compétences), a organisé une formation qualifiante au profit de 43 chercheurs d'emploi, titulaires d'un baccalauréat au moins ou diplômés de la formation professionnelle, ayant besoin d'une réorientation vers des formations permettant de développer des compétences demandées par les entreprises. Lors de son allocution d'ouverture, Abderrahmane Tenkoul, président de l'université Ibn Tofaïl, a d'abord salué les enseignants qui ont encadré cette formation. Saisissant cette occasion, il a tenu à souligner que l'enseignement supérieur est appelé à s'adapter aux exigences des temps modernes et aux changements en cours aux niveaux national et international.
L'université, ajoute-t-il, ne doit plus se limiter à des formations académiques, mais plutôt s'ouvrir sur l'univers de la culture de l'image et des nouvelles technologies et prendre en compte les besoins du marché du travail. « Nous devons être mieux outillés dans un monde où les changements s'opèrent de plus en plus vite. Nous avons besoin d'un enseignement moderne, moderniste et performant répondant aux attentes et relevant les défis du développement multisectoriel. Nous sommes continuellement sollicités afin de réactualiser nos connaissances. Aujourd'hui, 65% du capital des grandes entreprises est un capital cognitif d'où l'extrême nécessité d'adapter la formation aux besoins de la société et de l'avenir » souligne-t-il en guise de conclusion.
A noter que le métier de téléopérateur a été récemment identifié comme une profession en tension, compte tenu de la non disponibilité sur le marché du travail de candidats ayant un niveau de français B2 selon la norme du Cadre européen commun de référence pour les langues - CERL leur permettant d'être intégrés directement dans les entreprises et plus particulièrement dans les Centres d'Appels. C'est ainsi que le gouvernement marocain, à travers l'ANAPEC, s'est engagé à former un vivier de personnes qualifiées en 2010 pour répondre à un besoin urgent en recrutement des centres d'appels.
Quatre modules dispensés
La formation dispensée a concerné essentiellement la langue française et communication en vue de préparer les futurs lauréats pour une meilleure intégration dans les centres d'appels. Quatre modules ont été dispensés par des enseignants chercheurs relevant de l'Université Ibn Tofaïl. Ils concernent la langue française, les techniques d'expression et de communication, la culture et la civilisation françaises et la formation au métier de chargé de clientèle. Dans le but d'étudier l'impact de cette formation sur l'employabilité des lauréats, un travail de suivi de l'insertion des 39 lauréats dans les différents Centres d'appels à l'échelle nationale est en cours de réalisation par l'Université Ibn Tofail.
Rappelons que la cérémonie de remise des diplômes s'est déroulée en présence des enseignants-chercheurs ayant supervisé l'encadrement et la formation des lauréats, des doyens et directeurs d'écoles supérieures, des membres du Conseil de l'université, le staff administratif ayant assuré la gestion des différentes phases du projet et des représentants de l'opérateur international de Centres d'appel «WebHelp» et de l'ANAPEC.
Source"LeMatin".






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