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TECHNICIEN THERMICIEN Les crises successives du pétrole ont révélé toute l'importance de la thermique : auparavant les entreprises industrielles étaient dévoreuses d'énergie et les logements mal isolés. Peu importait, l'énergie n'était pas chère. Après 1973, la plupart des entreprises industrielles ont cherché à réduire leur consommation en développant des systèmes de récupération de chaleur, en investissant dans des installations plus sobres et pourvues de systèmes de contrôle et de régulation. Dans le bâtiment, la recherche du confort lié à l'optimisation des coûts a également fait la part belle à l'industrie thermique. Enfin les consommateurs et les gouvernants à l'échelon national ou des collectivités territoriales se sont préoccupés des effets de la production d'énergie et de chaleur sur l'environnement. Rien d'étonnant, dans ces conditions, à ce que la profession de thermicien soit en pleine évolution, qu'elle se diversifie et s'enrichisse dans le même temps.

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Pour un Observatoire des métiers : Plusieurs propositions retenues par la déclaration finale des premiers entretiens du Club.


La contribution des diplômés marocains de l'enseignement supérieur français au développement de l'économie marocaine a été au centre des débats lors des premiers entretiens du club France Maroc. Les membres du Club, qui est un réseau des étudiants et diplômés marocains de l'enseignement supérieur français, se sont en effet réunis récemment à Casablanca. Les débats, qui ont eu lieu en présence d'acteurs de terrain représentant des étudiants, des diplômés et des entreprises, ont débouché sur une déclaration finale comprenant plusieurs propositions.
Des propositions qui sont de nature à renforcer la participation des diplômés marocains de France au développement de l'économie nationale. Les membres du Club France Maroc ont voulu ainsi apporter leur contribution au débat national sur la mobilisation des compétences marocaines de l'étranger. Dans ce sens, les entretiens ont permis de constater que la dynamique économique complexifie la lecture du marché de l'emploi et que l'attraction des compétences dépasse le cadre de l'environnement professionnel. En outre, la problématique de l'information et de la communication au niveau des institutions et des entreprises, qui a un caractère déterminant, a été soulevée par les participants qui ont évoqué également le manque de synchronisation entre l'offre d'emploi et les compétences disponibles.

Pour pallier ces carences, il a été proposé de constituer une base de données sur le site du Club France Maroc pour la diffusion d'informations ciblées sur les secteurs émergents et de mettre en place un Observatoire prospectif des métiers. De même, les participants ont recommandé de mettre l'accent sur les stages en entreprises comme moyen d'attraction (élaboration d'une charte des bonnes pratiques en vue d'une labellisation des entreprises) et d'institutionnaliser la pratique du parrainage par la mobilisation des réseaux professionnels et sectoriels. L'utilisation des nouvelles technologies pour le recrutement des compétences et le dialogue diplômés-entreprises et l'établissement des chartes de valeur participatives pour les entreprises, énonçant leurs missions, visions, objectifs et politiques RH tout en assurant leur diffusion sur leurs sites internet, figurent également dans la déclaration finale. Par ailleurs, il a été préconisé de faciliter l'adaptation des diplômés de France (édition d'un guide ou site internet du retour) et le développement de l'entrepreneuriat et de l'attractivité des régions.

La contribution des étudiants et diplômés marocains de l'enseignement français peut apporter une grande valeur ajoutée aux entreprises et à l'économie nationale. Les chiffres et statistiques de Campus France, qui est une agence pour la promotion des formations supérieures françaises dans le monde, sont en effet édifiants. Les étudiants marocains forment l'une des plus importantes communautés estudiantines en France.
La comparaison du taux de mobilité des étudiants marocains à celui d'autres pays maghrébins, en 2008, montre bien que le Maroc arrive en première position avec un taux de 10,3%, soit le double de celui de la Tunisie (5,1%) par exemple. La France est également la première destination des étudiants du Royaume.
Actuellement, ils sont plus de 29.000 jeunes Marocains à suivre leurs études dans l'Hexagone. Cette communauté est majoritairement universitaire avec pratiquement 80% de jeunes expatriés inscrits dans les universités de France.

Les 20% restants suivent leurs études dans les grandes écoles françaises. Le challenge actuel du Maroc consiste à attirer les jeunes diplômés qui sont restés en France après la fin de leurs études. Le Royaume a besoin de ressources humaines qualifiées dans différents domaines pour mener à bien les grands projets structurants initiés ces dernières années. Or de nombreuses études ont montré que le pays pourra se retrouver dans l'obligation «d'importer» une main-d'œuvre qualifiée de l'étranger pour faire face aux besoins de plus en plus croissants de son économie.
Le défi est donc de taille et l'idée de Club France Maroc sera peut-être un premier pas pour aider à relever ce défi.

Répartition...
Les visas long séjour pour les étudiants marocains ont poursuivi en 2010 leur trend haussier, dépassant durant cette période les 6.000 visas. Selon les responsables français, les demandes des jeunes Marocains concernent surtout les masters professionnels. Globalement, 52% des étudiants étaient inscrit en 2010 dans des masters, notamment dans les grandes écoles d'ingénieurs. 42% de la communauté poursuivaient leurs études pour avoir une licence universitaire, alors 6% du nombre total étaient l'année passée des doctorants. A noter que les étudiants sont plus nombreux à opter pour des filières scientifiques (46%). L'économie et la gestion vient en deuxième position avec 34%, alors que seulement 9% ont choisi les filières des lettres, de droit et des sciences politiques. La majorité des étudiants sont originaires des grandes villes marocaines, en l'occurrence Casablanca (38%), Fès (20%) et Rabat (18%).


Source"LeMatin".

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