C'est l'heure du bilan. Avec trois années universitaires au compteur, la nouvelle Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d'Aïn Sebaâ effectue sa première « livraison ». En ce sens, la première promotion de licenciés a été accompagnée par une équipe administrative et pédagogique, étudiants, professeurs vacataires et partenaires.
Tous ces acteurs visent à réussir le pari d'inscrire la Faculté dans les valeurs de l'excellence et de l'innovation. «Forts d'un tel engagement, rendu encore plus impérieux par le ''plan d'urgence'', nous avons œuvré à inscrire la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d'Aïn Sebaâ de l'Université Hassan II-Mohammedia dans une dynamique d'ouverture et de partenariat, en adéquation avec les attentes du tissu socio-économique de notre pays», souligne la doyenne Jamila Houfaidi Settar. Et d'ajouter : «Nous avons décidé d'accompagner nos étudiants vers le succès. A cet effet, nous avons retenu des orientations qui visent à recentrer la Faculté sur les besoins des étudiants (connaissances, mise à niveau, accompagnement, etc.), favoriser l'indentification de ces derniers à leur Faculté, leur attachement à son projet institutionnel et leur engagement dans la citoyenneté, mettre en adéquation l'offre de formation avec les besoins de l'environnement socio-économique et culturel».
Parallèlement, il est également question d'anticiper les besoins en compétences dans les métiers mondiaux du Maroc et, de même, valoriser l'étudiant, renforcer ses compétences intellectuelles et pratiques, innover ses cursus et faire de l'excellence une valeur en partage. «Nous envisageons de faire de notre Faculté un établissement pionnier par ses modes d'enseignement, d'organisation et de fonctionnement afin d'aider au développement personnel des étudiants par un encadrement de proximité et des activités culturelles, sportives et citoyennes, par le biais des parties prenantes de notre projet d'établissement», déclare-t-elle.
L'évolution récente de l'enseignement supérieur au pays révèle un nombre de difficultés, qui font office d'entraves dans le nouveau rôle exigé par les changements de la société et de l'environnement international.
Ainsi, l'absence d'harmonie entre la formation assurée et les exigences de la recherche scientifique et du marché de l'emploi est illustrée par le très faible taux d'intégration dans le monde du travail des lauréats des FSJES (Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales).
Afin de remédier à tels handicapes, la Faculté d'Aïn Sebaâ tend à s'ériger en véritable levier de développement du capital humain et de production du savoir et de technologie. Son objectif est de dispenser une formation d'excellence en optimisant les moyens que la collectivité nationale (partenaires et autres acteurs) met à sa disposition. L'enseignement supérieur au Maroc gagnerait à être amélioré. La Faculté s'adosse ainsi à une formation de qualité afin de redorer, justement, le blason de l'enseignement supérieur.
Public vs privé
Un cliché négatif colle à la peau de l'enseignement supérieur public au Maroc. Certains disent que la Faculté n'assure qu'une formation orientée vers le chômage, d'autres parlent d'une véritable perte du temps. Les mentalités sont difficiles à changer. Et les universités publiques doivent faire des efforts pour effacer ces stéréotypes, à travers lesquels tout le monde s'accorde à dire que la Faculté ne fournit que des formations de piètre qualité. Certes, il existe une grande ligne de partage entre l'enseignement supérieur public et celui privé, mais cela tient plus aux étudiants, eux-mêmes, qu'aux formations. De même, la valeur sociale d'un diplôme décroché dans un institut prestigieux privé est, aux yeux des employeurs, plus grande.
Ceux-ci accordent une très grande attention aux lauréats des grandes écoles supérieures privées. Les lauréats de l'université publique, eux, sont désormais mal perçus. Mais il y a des employeurs qui disent que ''le diplôme ne fait pas la personne''. Et les lacunes de la formation supérieure au sein des universités sont légion. Il faut juste voir le nombre des diplômés qui est bien en deçà de celui des inscrits. Si l'enseignement privé gagne du terrain, ce n'est guère au détriment des universités et autres établissements publics, mais cela peut être un leitmotiv pour se diriger vers l'innovation et l'excellence.
Source"LeMatin".






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