Près de 300 élèves de l'Ecole El Hadaik, située au quartier Oulfa, se sont transformés récemment en artistes de cirque, en acteurs de théâtre, chanteurs et danseurs. Le temps d'un atelier organisé par la Fondation Institut international du théâtre méditerranéen (IITM) en partenariat avec l'Académie régionale de l'éducation et de la formation (AREF) du Grand Casablanca, ces enfants ont donné libre cours à leurs talents. Encadrés par des artistes professionnels de la Compagnie espagnole d'acrobates Rolabola, ils ont été initiés au chant, théâtre, marionnette, clown, cirque… Les enfants ont découvert plusieurs arts de scène grâce à des créateurs marocains et espagnols qui inventent, réinventent et assurent la transmission par l'œuvre, de valeurs de la diversité, d'ouverture et d'échange interculturel, aux générations futures. «Cet évènement a été préparé en un temps minime mais dans une atmosphère joyeuse qui a réuni professeurs, élèves et association des parents. Durant l'atelier, deux animateurs de la compagnie Rolabola ont apporté le matériel du cirque et ont fait participer les élèves à leur show.
C'était un jour de fête et de gaieté pour tous», affirme Mohamed Assal, directeur de l'Ecole El Hadaik. Selon ce cadre pédagogique, cette initiative de l'IITM leur a offert «une matinée inoubliable et émouvante qui restera gravée dans la mémoire des élèves ». Il est à noter que son établissement a été choisi par la délégation du Hay Hassani et l'AREF du Grand Casablanca dans le cadre de la 2e édition du Festival de l'Enfance Paradis de Lune. Organisé par la Fondation Institut international du théâtre méditerranéen et le Théâtre national Mohammed V de Rabat, avec l'appui de l'AECID et plusieurs institutions des deux rives, ce festival a présenté au mois de février huit compagnies espagnoles et marocaines à Rabat, El Jadida, Casablanca, Tétouan et Azemmour. En plus des représentations théâtrales, les artistes sont descendus de la scène pour rencontrer les enfants et les jeunes dans des ateliers d'acrobatie, de clown, bulles, percussion, flamenco, animation et théâtre dans des centres scolaires, maisons de jeunes et associations.
Et ce afin de leur offrir « des paradis de lune d'abord imaginés ensuite convertis en mots, en musique, en gestes, en émotions et en pensées… ». «Nous voulons des paradis de lune pour tous les enfants de ce monde, autant que nécessaire. Des milliers, des millions. Une utopie ? Non. Une demande légitime », indique l'IITM. Ce festival a invoqué, de nouveau et avec plus de force, la lune, sa lumière dans la nuit, les rêves, le jeu, l'imagination… pour donner espoir à tous les enfants casablancais, Marocains et du monde. Il s'est adressé encore une fois à l'enfance et à tous ceux qui n'ont pas complètement perdu l'innocence et l'espoir d'un monde meilleur où les guerres, la faim et l'injustice n'ont pas de place pour leur dire : «un autre monde est possible ».
Programme Al Moatamid
Le II Festival Paradis de Lune a été organisé dans le cadre du programme Al Moatamid. Ce programme a été créé à la fin des années 90 par la Fondation Institut international du théâtre de la Méditerranée afin de maintenir une collaboration régulière avec le Maroc. Lors de la dernière décade, le Programme Al Moatamid a formalisé et élargi son champ d'action grâce à l'appui de diverses institutions des deux pays et grâce à l'implication de la société civile dans ses objectifs. En 2005-2006, le programme s'est étendu et enrichi, à travers la formalisation de son travail de coopération dans les secteurs de l'Éducation, de la Création, des Festivals, Rencontres et Publications. De 2007 à 2010, profitant de la ferme volonté de dialogue qui caractérise les actuels gouvernements des deux pays, le programme a approfondi une grande partie de ses activités effectuant également des changements significatifs, comme l'incorporation de nouveaux secteurs de collaboration qui permettent d'atteindre et d'impliquer la société civile.
Source"LeMatin".






Toutes les Catégories



